Doux sucre, doux poison !

Dans la famille des glucides, je demande les glucides simples. A présent je demande les frères et sœurs. Car oui, ce sont eux la source des problèmes. Ils sont regroupés sous le terme de sucres. Le glucose est un nutriment énergétique de la plupart des cellules. Le galactose est présent dans le lait. Le fructose est le sucre des fruits. Le lactose (galactose + glucose) se trouve dans le lait. Le maltose (glucose + glucose) est présent dans le malt, les graines germées, la bière. Et enfin le saccharose (glucose + fructose) est le sucre de table.

Depuis quelques temps, le sucre est considéré comme le pire ennemi de notre alimentation. Mais de quel sucre est-il question ? Il s’agit particulièrement du saccharose même si les autres glucides, en excès, peuvent s’avérer néfastes pour l’organisme. Un choix éveillé vous permettra de réduire ces risques.

Pourquoi le sucre rend addict ?

Il est parfois difficile de changer des habitudes de consommation d’autant plus lorsqu’il s’agit du sucre. Doux, aux nombreuses propriétés organoleptiques (stimule les sens), les récepteurs de la langue envoient un signal au cerveau pour activer le système de récompense (dopamine). Il intervient aussi sur la sérotonine, responsable de la sérénité, de l’humeur stable. Ainsi plus on en consomme plus on active ces systèmes. Nous apprécions nous sentir bien et en redemandons. Ainsi se crée l’addiction. Malheureusement, c’est un plaisir qui coûte cher et qui ne se satisfait jamais.

Pourquoi faut-il se méfier du sucre ?

Déprime, envies irrépressibles, stress sont des sensations que vous connaissez en ce moment ?

Le sucre, consommé en excès, est aussi incriminé dans les phénomènes de troubles digestifs en modifiant le microbiote. Or celui-ci, lorsqu’ il est sain, régule le poids, régule l’humeur, offre une bonne immunité.

Sa surconsommation peut provoquer des troubles tels que le syndrome métabolique, la maladie du foie gras ou stéatose hépatique, l’épuisement du pancréas qui doit sans cesse synthétiser de l’insuline pour diminuer le taux de sucre dans le sang (ces sucres simples vite absorber dans les intestins). Or l’insuline est responsable de stocker les excès de sucre dans les cellules adipeuses quand le foie et les muscles sont repus. Le risque est alors de développer un surpoids, un diabète de type 2, une insulino-résistance.

Il est responsable de troubles cardio-vasculaire, de l’altération des articulations et de la peau. En effet le glucose se lie au collagène des tissus (vaisseaux, épiderme, cartilage) et le détériore le rendant fibreux, rigide. C’est la glycation.

Les reins voient leurs vaisseaux se rétrécir, ne peuvent plus filtrer les nutriments et ne jouent plus leur rôle dans l’équilibre acido-basique.

Enfin une consommation élevée entraine un épuisement des réserves en vitamines du groupe B notamment. Elles interviennent dans le métabolisme énergétique. Un sentiment de fatigue, de brouillard mental, etc…peut apparaitre.

Les nombreux méfaits laissent penser qu’en réduire sa consommation serait favorable à votre santé. Pour garder du plaisir sans peser sur la balance et la santé, il est conseillé 6 morceaux de sucre par jour maximum soit 30g. Mais quels sont les bons choix ?

 Consommer en conscience.

 

Vous en achetez et entendez parler de sucre raffiné et non raffiné. Il faut savoir qu’ils sont du saccharose et que la différence se trouve dans la fabrication. Le premier est dépourvu de nutriments, pas le second. Le premier fait monter la glycémie rapidement, le second un peu moins, etc.   IL est possible de trouver des bénéfices lorsqu’on est accro. Alors sachez que les deux sont susceptibles de provoquer des troubles. Cependant vous tourner vers des sucres complets type Rapadura, Coco est un choix plus judicieux. Ils apportent des nutriments, ils font monter moins vite la glycémie et ils offrent la possibilité de réduire la quantité proposée dans des recettes grâce à leur goût prononcé.

Dans les fruits, il y a du sucre qui est le fructose entre-autre. Ceux-ci, lorsqu’ils sont consommés avec les fibres du fruit, sont absorbés moins vite dans l’intestin (moins d’insuline). Votre choix se portera donc vers la consommation de fruits entiers plutôt qu’en jus en se limitant toutefois à 3 par jour.

 

Et l’industrie agro alimentaire, alors ?

Parlons des sucres consommés sans en avoir conscience. Ils sont partout, l’industrie agro-alimentaire en abuse pour donner du goût soi-disant. On les retrouve dans du jambon, des sauces, des boîtes de conserves, des cornichons, du pain, de pizzas, des steaks végétaux, les yaourts, les boissons, etc. Bref dans des aliments où vous n’en mettriez pas si vous les prépariez. Ne serait-ce pas pour développer votre addiction et acheter toujours plus de leur produit ? Il s’agit d’une chasse à entreprendre. Car ils sont responsables, selon de nombreuses études, des pathologies évoquées plus haut et de cancer. Vous devez apprendre à lire les étiquettes. Voici quelques termes qui doivent vous mettre en alerte : dextrose, glucose, sirop de (fructose, glucose-fructose, maïs, blé, avoine, riz…), amidon transformé, fécule, tout ce qui se termine en « ose », « ol ». Il vous faut ensuite regarder dans le tableau des calories, la case glucide et la mention « dont sucre simple » qui sont les sucres ajoutés. Moins de 15 grammes est à rechercher (aliments transformés et ultra…). Mais mieux encore, cherchez le terme « sans sucres ajoutés » qui ne contient que les sucres naturellement présents.  Attention aux termes « sans sucre » qui signifie qu’il n’y a pas de saccharose mais peut contenir du fructose par exemple et « sans sucres » qui indique qu’il n’y a aucun sucre simple.

Enfin regardez la liste complète des ingrédients.  Ils sont classés par ordre de quantité. Ainsi placé en deuxième position dans du ketchup, on compte 25 g de sucre/ 100g, anormal !

 

Pour conclure :

Se sevrer passe par donner l’information au cerveau, conscientiser sa consommation et réapprendre le faire soi-même à partir de produits bruts. Un soutien extérieur aide, proches et professionnels peuvent vous accompagner dans cette démarche (ex : des plantes, des huiles essentielles accompagnent parfaitement).

Agissez en faveur de votre santé et retrouvez une belle vitalité.

 

Des conseils pour diminuer ma consommation.

Rééquilibrer l’alimentation, faire les bons choix, être aider par des plantes, des huiles essentielles. La naturopathie , grâce à son approche holistique et ses techniques, vous accompagnera sur cette voie.

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