L’hiver est souvent source de troubles divers. Les problèmes ORL, les syndrômes grippaux, les troubles intestinaux, les baisses de moral (le « winter blue »), ce ne sont là que quelques exemples mais au combien gênant. Ils empèchent souvent de profiter pleinement de cette merveilleuse saison tant par la beauté de la nature que ces réunions de familles chaleureuses.

Combien d’entre vous se disent qu’ils n’échapperont pas à cela encore une fois ! Bonne nouvelle, il y a dès à présent des choses à mettre en place dans votre quotidien. Une action préventive est primordiale pour passer l’hiver dans de bonnes conditions.

Avant de vous donner des conseils, il est important de comprendre ce qu’est le système immunitaire.

Chaque jour, dans notre corps, se joue une véritable guerre (agents pathogènes « méchants »/ système immunitaire « globules blancs-antioxydants, les combattants chargés de défendre l’organisme des agressions qu’il subit »). Ce système devrait être infaillible au vue de ce dont la nature nous a doté (la peau et les muqueuses avec leurs sécrétions et bactéries, la moelle, la rate, le thymus, les ganglions….). Notre corps est un véritable château fort qui ne devrait jamais tomber aux mains des ennemis.

Alors pourquoi cela arrive-t-il  ? La fatigue est une première cause (baisse des températures obligeant l’organisme à mobiliser l’énergie pour réchauffer, stress, sont sources d’une baisse de vitalité qui se répercute sur les cellules qui défendent), la seconde cause est le manque de certains nutriments indispensables au bon fonctionnement des cellules du système immunitaire (zinc, vitamine A, vitamine C, Vitamine D, vitamines B, anti-oxydant…), la troisième cause est l’absorption de substances nocives issues de l’alimentation (acides gras saturés provenant des produits animaux qui rigidifient les membranes des agresseurs les rendant inattaquables, trop de fer qui est un facteur de développement des agents infectieux mais l’inverse n’est pas bon non plus), issues des pollutions (atmosphère, cosmétiques, vêtements…), certains médicaments….

Voici quelques conseils pour garder une bonne résistance face aux risques d’infections.

     1.Manger avec plaisir et conscience.

Le plaisir est primordial lorsque l’on mange. En effet il permet une meilleure assimilation et absorption des nutriments contenus dans l’assiette. Ces nutriments que sont les protides, les glucides, les lipides, les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, les anti-oxydants ont tous un intérêt dans la stimulation de l’immunité et dans son bon fonctionnement.

La conscience permet de mâcher (meilleure digestion), de prendre le temps d’apprécier le repas (plaisir) et de reconnaitre ce qui est bon pour nous en percevant les réactions internes et en reconnaissant ce que nous mangeons. Cela permet d’engendrer des changements positifs à long terme.

      2. Chouchouter votre flore intestinale.

L’intestin n’a pas qu’une fonction digestive , il est aussi le premier organe de défense immunitaire (70% du système immunitaire). Des milliards de bactéries constituent votre flore. Celles -ci sont propre à chacun. Pour que ces bactéries travaillent en ce sens, il faut les nourrir avec des prébiotiques. Voici des aliments en contenant : l’ail, l’oignon, le poireau, l’orge, l’avoine, les kiwis, les agumes, les graines de lin et de chia. Consommer 2 à 3 sources par jour serait idéal. 

Si la composition de votre microbiote n’est pas faite de bonnes bactéries (alimentation transformée, prise d’antibiotiques), il sera  alors utile de consommer des probiotiques issus de l’alimentation (légumes lacto-fermentés, miso, tempeh, kéfir, kombucha…) ou en complément alimentaire (veiller à avoir 10milliards de bactéries par prise le matin à jeun). 

     3. Les micronutriments indispensables.

  • Faire le plein de micronutriments, c’est consommer de nombreux légumes et fruits quotidiennement. L’organisme ne peut pas les synthétiser lui même. Il faut mettre de la couleur dans l’assiette. Même si, en cette saison, cela semble plus compliqué, c’est possilble. Chaque couleur permet une diversité d’apport en vitamines, minéraux, oligo-éléments, anti-oxydants, fibres (notamment vitamine C, béta-carotène, vitamines B, minéraux….).

          Attention à les choisir bio ou issus d’un producteur local soucieux de l’impact écologique (polluants externes nocifs). Mais aussi à              les choisir frais, les stocker à l’abri de la lumière, au frais et à les cuire à la vapeur douce ou au wok rapide. Ces micronutriments              sont extrêmement fragiles aux paramètres extérieurs diminuant rapidement la qualité des apports et la quantité.

  • C’est aussi consommer des céréales semi complètes ou complètes (bio car l’enveloppe conserve les pesticides). En effet celles-ci contiennent des nutriments essentiels aux défenses immunitaires.
  • Enfin les « supers aliments » peuvent être de la partie car ils sont des sources indéniables de micronutriments. Le pollen  frais (une cure 2 fois/an), les algues, la canneberge, les graines germées, le chocolat noir et le thé vert pour les anti-oxydants qu’ils contiennent, etc…

Voici les principaux micronutriments : zinc, vitamine B9 et B6, magnésium, vitamine D et C, fer.

      4. Les macronutriments, tous utiles.

  • Les protéines sont importantes (certains acides aminés, issus des protéines alimentaires, sont dits essentiels. C’est à dire que le corps ne peut les synthétiser. Seule l’alimentation les fournit). Elles permettent la synthèse d’hormones, d’anticorps, d’enzymes et bien d’autres choses encore. Pour exemple, la glutamine, qui est un acide aminé (issu des protéines), est le fuel des globules blancs. Celle-ci compose aussi vos muscles, vos parois intestinales et d’autres substances, cellules…Ainsi quand vous subissez une infection, il peut y avoir une fonte musculaire. Vous comprendrez aussi qu’il est important d’avoir une bonne réseve musculaire qui sera une réserve de carburant pour le système immunitaire. Donc mangez des protéines de qualités (viande bio, poissons, oeufs bio, tofu, légumineuses) chaque jour et pensez à pratiquer une activité physique régulièrement.
  • Les lipides, notamment les acides gras essentiels (pas synthétisés par l’organisme et dont l’apport se fait par l’alimentation) que sont les omégas 3, 6, 9, ont un rôle très important. Ils permettent, si le ratio est équilibré, de garder les membranes cellulaires fluides. Ainsi les membranes des agents pathogènes seront attaquables. Pour avoir un bon équilibre, il faut un apport de 3 omégas 6/ 1 oméga 3. Actuellement le rapport est 10/1 car l’alimentation transformée utilise des huiles de tournesol, de soja, de maïs, de pépin de raisin souvent trans (ayant subi des traitements qui les rendent délétères) et riche en omégas 6.
           Réduire la consommation de ces huiles est synonyme de préservation de la santé. Commencez par bannir les huiles citées                       plus haut puis les graisses saturées issues des produits animaux, des margarines et donc les plats industriels aussi. Regardez                 les étiquettes et rdv au rayon huiles végétales. Choisissez à présent une huile de colza et une huile d’olive. Veillez à ce qu’elles                 soient « vierge première pression à froid », bio c’est encore mieux. Le contenant doit être en verre sombre. L’huile de colza se                     conserve au réfrigérateur et ne se chauffe pas (cela oxyde les omégas 3).Il suffit de verser 1 c à c au dessus de l’assiette à                       chaque repas et 1 c à c d’huile d’olive crue également.
  • Les glucides ont leur importance. mais il faut bien les choisir. Il est préférable d’opter pour des sucres complexes (« lents ») car ils limitent le phénomène de glycation. C’est lorsque le sucre se lie à une proteine, la dégrade et l’empèche alors de jouer son rôle au combien important. Attention au petit déjeuner très sucré (typiquement français) qui diminue déjà les capacités de défense. Il faut donc réduire votre consommation de sucres simples (« rapides »). On choisit des céréales semi complètes ou complètes (pâtes, riz, pain, bio je le rappelle) et on découvre le quinoa, l’amarante, le millet, le sarrasin, le petit épeautre, l’avoine entière, l’orge mondé… Il existe une grande variété de céréales , avec une possibilité de s’amuser et se faire plaisir gustativement. On limite donc le sucre, les sirops de sucres, les sodas et autres boissons sucrées, les confitures, le miel, les gâteaux  et même les plats salés (regardez les étiquettes et le code couleur ou télécharger des applis qui vous aident à mieux choisir).

L’alimentation est la base d’une santé saine et vous en êtes les seuls acteurs. Vous choisissez ce que vous achetez. Il suffit d’y ajouter la conscience à présent pour prendre la voie du bien être, de la santé.

       5. D’autres conseils s’ajoutent à cela. 

L’oxygénation est une source essentielle pour la vie des cellules. Faites des exercices respiratoires chaque matin durant 5 minutes avant de sortir du lit. Aérez les pièces où vous vivez, où vous travaillez. Promenez vous, faites du sport (course, yoga, marche…).

Pensez aussi à vous lavez les mains après le passage au toilette et dès que vous rentrez chez vous.

Déchaussez vous et mettez vos chaussons pour éviter de déposer des résidus collés aux semelles dans toute la maison.

Nettoyer le réfrigérateur 1 fois/ mois, les poignées, les interrupteurs et autres, 1 fois par semaine au vinaigre blanc.

       6. Les aides complémentaires.

Un complément en vitamine D, durant les mois en « R », peut s’avérer intéressant (respecter les doses conseillées par le distributeur), ainsi qu’ un complément en magnésium. 

Zinc (que l’on stoppe tout de suite à l’apparition d’une infection), vitamine C et B sont utiles en prévention. Lorsque l’alimentation est défaillante ou qu’il y a des problèmes d’absorption certains nutriments viennent à manquer.

Certaines plantes comme l’échinacée (prise sur des périodes courtes) ou le cyprés et le ravintsara en huiles essentielles (massage, diffusion, prise orale demander conseil à un thérapeute, l’utilisation de certaines plantes n’est pas sans risque) peuvent vous accompagner. Certaines huiles essentielles vont également soutenir avec brio l’immunité des enfants. Pour n’en citer qu’une, le saro est atoxique. Dirigez vous vers un thérapeute qui vous conseillera en fonction de l’âge, la pathologie et la vitalité de votre enfant.

Enfin les produits de la ruche, le propolis et le pollen seront deux alliés cet hiver.

Une baisse de moral ! L’alimentation, l’activité physique (marche),la respiration, les techniques de massages (bien-être, réflexologie plantaire…) et les plantes (tisanes, gélules, huiles essentielles…) sont des aides précieuses.

Vous avez, à présent, les clés en main pour vous préserver des maux de l’hiver. Alors commencez le plus tôt possible pour optimiser  votre vitalité qui sera votre meilleure protection contre les agents infectieux.

Mélanie.

Ces conseils ne sont pas des préscriptions médicales et ne remplacent pas l’avis de votre médecin, ainsi que la prise de médicaments.

 

 

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